10 août 2011

Deux hommes au marché, ou l'art d'acheter des légumes.

En général, ça commence sérieusement, on voit les étals pleins de couleurs, des assiettes pour goûter et comparer les goûts des légumes. C'est la première phase, la phase de raison. Pour choisir des légumes, on les goûte, on regarde le prix et on choisit les meilleurs selon la fameuse formule :

quelque soit l'étal i, 
L = max(Qi/Pi)  (1)

où L est le légume choisi, Q la qualité du légume et P le prix de celui-ci. Vous conviendrez que c'est une façon simple et logique de choisir ; on cherche l'élément qui maximise la fonction de contentement. Sauf qu'au bout de quelques minutes (et quelques étals) on entre dans la deuxième phase de ce choix. Elle commence au moment où l'homme ne se contente plus seulement de regarder les fruits et les assiettes, mais également ce qui se trouve derrière l'étal, la vendeuse/marchande. La fonction de contentement devient alors la suivante :

quelque soit l'étal i,
L = max(SiAiBiYi) (2)

où Si est le sourire de la vendeuse, Ai (Ti/Hi) le rapport entre Ti la circonférence de sa taille et Hi celle de ses hanches, Bi la beauté de ses seins et Yi la beauté de ses yeux.

Cette étape est souvent appelée "accroche physique" par les spécialistes ou pour les américains "sexual marketing". Ce qui se passe alors pour le sujet est qu'il oublie complétement la première évaluation de fruits par l'équation (1) et considère l'équation (2) comme la seule valable. On assiste alors souvent à se genre de dialogues :
Homme 1 : Regarde celle là les pêches qu'elle a !
Homme 2 : Bah oui, tiens on va aller lui acheter ses poivrons.
Et le tour est joué.