Je vis dans une congère, du blanc partout, des cristaux de glace dans la face et du froid qui me perfore de toutes parts. J'ai du mal à respirer quand le vent se met de la partie, on dirait qu'il m'enlève l'oxygène des poumons. Parfois la lumière crue d'un soleil bien pâle vient m'éclairer la peau, en oubliant bien sûr de la réchauffer. C'est comme si lui aussi n'était qu'une boule de gel, immense et lumineuse.